Le voyage de Thylacine

Publié le 01 déc 2015 dans Albums/Chroniques

Il y’a quelques temps, Thylacine s’est lancé un défi : trouver l’inspiration lors d’un voyage de 13 jours, et revenir avec un album. Il choisit pour cela de monter dans un train à Moscou avec son matos de production, pour en descendre à Vladivostok, soit 9288 kilomètres plus loin. 9288 kilomètres d’inspiration, rythmée par le claquement des roues du transsibérien passant de rail en rail. Thylacine a finalement quitté ces wagons avec un album nommé d’après cette ligne mythique.

Après une introduction en gare, Thylacine s’installe dans son compartiment, et le voyage démarre. La première chanson, Train, se compose des bruits du véhicule contre sa route de ferraille. Au delà du voyage qu’elle permet, la machine devient en elle-même inspirante, comme un instrument à part entière : dans ce morceau, le son du train sert de percussions, accompagnant des sons de synthé modernes. Tout comme une multitude de sons récupérés ici et là au cours de son trajet, celui-ci, incontournable dans le contexte de réalisation de l’album, donne beaucoup de profondeur au morceau.

Le voyage de Thylacine nous fait également découvrir quelques chants traditionnels, notamment sur le morceau Irkutsk, auxquels l’oreille est peu habituée : ceux-ci se mêlent étrangement bien à l’atmosphère et au genre électronique de l’album. De rencontres en rencontres, son répertoire sonore s’enrichit. Les morceaux Poly et Moskva, tous deux superbement bien réussis, en témoignent également : autant de samples de voix et de chant que de cultures et de traditions croisées pendant le périple.

Finalement, l’idée à l’issue de laquelle nait Transsiberian a montré le potentiel inspirant des voyages, et plus particulièrement de celui-ci, qui semble avoir été d’un tout nouveau genre pour Thylacine. Cet album reflète quelque chose de vécu, contrairement a un disque réalisé en studio, qui certes, relate souvent des éléments de vécu de son auteur, mais sans en être le miroir. Et c’est la raison pour laquelle Thylacine signe ici un travail d’une grande qualité. En fait c’est l’album idéal à écouter dans le train… Bizarrement.

Bref, Thylacine était parti chercher l’inspiration, il l’a manifestement trouvée. C’est le récit de son train-trip à travers la Russie. Asseyez-vous côté fenêtre, et écoutez le paysage défiler.

On vous conseille également de regarder les vidéos réalisées pendant le voyage, une sorte de making-of de l’album dispo ci-dessous.

Solal.

20syl remixe Ibrahim Maalouf

Publié le 05 nov 2015 dans Actualités Sonores

Vous vous rappelez de Seven Eleven, dans Motifs premier du nom, que 20syl sortait en été 2014 ?
Et bien si ce n’est pas le cas, courrez l’écouter, car vous ratez une ligne de trompette assez magnifique, écrite par le populaire Ibrahim Maalouf.

Le trompettiste à quant à lui poursuivi son chemin et a composé Red & Black Light, morceau aux sonorités Jazz-Rock publié il y’a peu, et interprétée notamment sur la scène du Petit Journal du 25 septembre, que vous pouvez trouver aisément.

C’est aujourd’hui le nantais, qui entre son activité au sein de C2C, et son projet de rampe de skate musicale, a décidé de remixer le morceau de son ami et collègue. Un bel échange de talent et de genres…

On vous laisse vous faire votre propre impression.

Solal.

Fakear : Encore un nouveau morceau

Publié le 31 oct 2015 dans Actualités Sonores
Track supprimée

L’étoile montante de l’électro française nous avait déjà surprise avec l’annonce de son premier album, mais il ne s’arrête visiblement jamais : il vient de publier De La Luz sur les réseaux sociaux et plates-formes de streaming.

Plus proche de ce qu’on entend sur son EP Asakusa que du morceau Animal, qui forge les fondations de l’album du même nom, Fakear nous montre quelque chose d’assez marginal par rapport à ce qu’il nous a fait écouter ces dernières semaines.

Emancipator – Seven Seas

Publié le 29 oct 2015 dans Albums/Chroniques

Deux ans après la sortie de Dusk to Down, le producteur new yorkais revient avec Seven Seas, son nouvel album.

Riche en sonorités de tous horizons, et novatrice dans ses mélodies, la patte bien connue de l’artiste laisse sa marque dans l’ambiance générale de l’album : des rythmes lents, beaucoup d’espace pour une profondeur largement perçue à l’écoute, et le violon dont Emancipator ne se sépare que rarement, toujours très présent, qui vient enjoliver ses morceaux.

L’album présente en lui même plusieurs genres musicaux différents et on sent bien que le producteur ne s’impose aucune étiquette, et travaille ses idées comme elles viennent.
Oasis, par exemple, se rapproche rythmiquement du reggae alors que Land & Sea s’apparente plus à de la chill house. Cela dit, si vous ressentez le besoin de tout ranger proprement dans des petites cases, alors « future house » pourrait être un terme approprié pour qualifier Seven Seas.

Land & Sea et Delta Trance semblent haut dessus du lot. La première de ces deux perles à la particularité d’être aussi motivante que relaxante : le piano électrique, rond et chaud, forge les fondations du morceaux, sublimé par la voix de Molly Parti. Delta Transe s’habille du son métallique de la guitare folk, et présente plus de variations. On retrouve ici des sonorités communes avec bonobo, dont le style bien connu a plutôt tendance à planer sur l’intégralité de l’album.

Seven Seas est un album magnifique dans le quel chacun trouvera sa favorite. Sans trop s’écarter de ses marques habituelles, Emancipator accomplit ici quelque chose de significatif dans sa carrière : une confirmation (supplémentaire) de son talent. On a hâte de voir ce que ça peu donner en live !

À écouter sans modération,
Solal.

Weather Winter 2015

Publié le 20 oct 2015 dans Actualités Sonores

Pour ceux d’entre vous qui ne le savent pas encore, le Weather Festival revient pour son édition hivernale revient le 18 et le 19 décembre prochain.

L’affiche complète, tout juste dévoilée, annonce Jeff Mills, all night long, pour les 25 ans d’Axis Records le premier soir, et quelques grands noms le deuxième soir : Camion Bazar, Kenny Dope, O.F.N.I., Mad Rey, et bien d’autres encore.

Attention, les tickets partent vite !

Course aux montgolfières en Asie : Fakear et le clip d’Animal

Publié le 16 oct 2015 dans Actualités Sonores

Après avoir rempli l’Olympia pour un concert incroyable au cours duquel il a annoncé la sortie de son prochain album, Fakear a dévoilé le titre éponyme de son prochain album. Aujourd’hui c’est le clip d’Animal que le musicien nous offre.

Réalisé par Antoine Besse, ce splendide court-métrage illustre la passion d’un enfant d’Asie de l’est, qui, animal et innocent, pourchasse les montgolfières comme si elles n’étaient rien d’autre que de paisibles animaux sauvages…

Autant vous dire qu’on a vraiment, mais alors, vraiment, vraiment hâte que la suite arrive.

Solal.

Brothers – Harvey Sutherland – EP

Publié le 14 oct 2015 dans Albums/Chroniques

Les trois premiers morceaux, tous les trois construits de manière moderne avec les moyens d’autrefois – qui ont quand même été un peu modernisés eux aussi, faut pas déconner – sont simples, mais accessibles et surtout cohérents dans le déroulement de l’EP. Le message : Harvey, il aime la House, il aime l’Electro, et il aime l’analogique

Commençons par la mauvaise nouvelle : le dernier morceau se démarque malheureusement dans le mauvais sens. Close Quarters est fait de toutes pièces, présentées les unes après les autres. Bref, le morceau évolue peu, et plutôt mal. Sans jamais être prenant. Probablement une expérience ratée. Disons que tout le monde fait des erreurs.

Parmi les autres morceaux, Old Wars brise dès lors le doute planant sur un EP potentiellement fait à la légère. Les deux premiers morceaux présentent véritablement une construction similaire de A à Z, un petit peu dommage quand on sait que le caractère répétitif du genre implique de faire varier les plaisirs, dans la couleur des sons si ce n’est dans la construction. Mais bon, la seconde est meilleure que la première.

Concernant Bamboo, elle confirme que, oui, si Harvey Sutherland passait près de chez moi, je payerai pour aller le voir. Le morceau frise la perfection : les mélodies sont ici plus originales, le sons de synthèse sont authentiques et beaux, bref, le paradis des tympans, et tout ceci en restant dans le thème Electro-house synth wave (mes excuses aux puristes) de l’EP.

Bref, un bon EP, qui, globalement devrait plaire aux amateurs d’Electro, mais peut être moins aux connaisseurs de House…

Voyez-vous même :

Solal.

[PREMIERE] Breakbot – Back for more

Publié le 23 sept 2015 dans Actualités Sonores

Breakbot nous revient avec une nouvelle track ! Hypnotisante et envoûtante, on retrouve tout le talent du français avec un plaisir non dissimulé.

L’album devrait arriver très vite, toujours chez Ed Banger.

Reznyck – MUSCLE CARdiac EP

Publié le 31 juil 2015 dans Albums/Chroniques

On avait découvert Reznyck il y a quelques temps avec son lourd EP « Shock Doctrine », remixé par un sacré gratin : Dan Terminus, PERTURBATOR, Das Mortal… Excusez du peu !
Le garçon était plutôt bien parti, avec un gros sens de la production et le don de savoir s’entourer. Nous étions donc plutôt curieux lorsque nous reçûmes son nouvel EP « Muscle CARdiac » !
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PARA ONE & The South African Youth Choir – Elevation

Publié le 26 juin 2015 dans Actualités Sonores

Take me higher !!!

C’est officiel ! Le talentueux Jean Baptiste de Laubier, aka Para one, rejoint Ed Banger Records !

Voici le premier extrait de cette nouvelle collaboration, une petite bombe electro pop enregistrée avec la participation vocale du South African Youth Choir ! Voilà qui annonce de très belles choses !